COMME PERSONNE – Hugo Hamilton

Comme Personne de Hugo Hamilton aux éditions Phébus

Traduit de l’anglais par Joseph Antoine

 

Résumé de l’éditeur

Au crépuscule de la Seconde guerre mondiale, Maria Liedmann fuit les ruines d’un Berlin dévasté. Elle vient de perdre son petit garçon lors d’un bombardement. Il s’appelait Grégor, il avait à peine trois ans. Dans son errance vers le sud du pays, Maria, esseulée, bouleversée, retrouve son père, Emil.

Bien déterminé à redonner le sourire à sa fille, il saisit sa chance, lorsque dans la marée humaire des fuyards, le destin lui fait croiser la route d’un orphelin du même âge que Grégor. Il met la main de l’enfant dans celle de Maria. Le petit s’appellera Grégor. Il sera son fils. Personne ne s’en rendra compte.

Soixante ans plus tard, ce souvenir hante encore la mémoire de Grégor. Cette route, ce grand-père, cette femme qu’il pense être sa mère. Cette mère qui, il en est certain, lui a toujours caché quelque chose. Sa judéité. Il est aujourd’hui professeur de musique, divorcé, il est devenu père aussi. Mais jamais il n’a trouvé la paix, sans cesse anéanti par le tourment de ses origines. Profitant d’une journée avec sa famille et ses amis dans la quiétude d’un verger, il se penche sur son existence. D’où vient-il ? A quel peuple est lié son destin ? Pourquoi a-t-il l’impression de n’être comme personne ?

Notre humble avis :

Comme personne, nous plonge dans les horreurs de fin de guerre à Berlin. Derniers bombardements, dernières arrestations par la Gestapo avant l’arrivée des américains. Au milieu de ces atrocités, une femme vient de perdre son unique enfant.

Tout au long de sa vie, l’enfant ne cessera de penser qu’il est orphelin et a été recueilli  par la famille avec laquelle il partage sa vie. Une obsession qui le poursuivra sans qu’il ne puisse jamais prouver ses dires.

Son incapacité à prouver ses origines et sa quête d’identité lui feront endurer une vie décousue, pour finalement trouver la paix très longtemps plus tard, lors d’une belle journée entre amis.

Un très beau livre où les dommages collatéraux de la guerre sont parfaitement décrits.