Comment braquer une banque sans perdre son dentier

 

Comment braquer une banque sans perdre son dentierDe Catharina Ingelman-Sundberg

Chez Fleuve Editions

Traduit par Hélène Hervieu

Résumé de l’éditeur :

Ils sont cinq, trois femmes, deux hommes. Cheveux blanc, déambulateur, ils s’apprêtent à commettre le casse du siècle. Si vous les croisez, restez prudents, et surtout ne tentez pas de vous interposer.

Ils s’appellent Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, La Râteau, ils chantent dans la même chorale et vivent dans la même maison de retraire. Nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes, pas étonnant que les résidents passent l’arme à gauche. Franchement, la vie ne serait pas pire en prison ! D’ailleurs à Stockholm, elles ont plutôt bonne presse… Voilà l’idée ! Les cinq amis vont commettre un délit et faire en sorte d’être condamnés : en plus d’avoir la vie douce, ils pourraient redistribuer les bénéfices aux pauvres et aux vieux du pays.

Un brin rebelles et idéalistes, un peu fous aussi, les cinq comparses se lancent dans le grand banditisme. Mais évidemment rien ne va se passer comme prévu…

Mon avis :

Imaginez le club des cinq… Mais pas celui de la bibliothèque rose, là ce serait plutôt celui de la bibliothèque vermeil.

Cinq retraités en pension dans une résidence pour personnes âgées se révoltent contre les restrictions imposées par la direction de l’établissement.  La petite bande de malfrats en devenir, décide donc de commettre un délit pour accéder à la prison qui semble, selon eux,  un sort plus enviable à celui de la maison de retraire. Du petit larcin au casse du siècle, les papis voleurs  vont se laisser prendre au jeu et profiter de leur grand âge pour duper les policiers.

Le lecteur se laisse embarquer dans une comédie burlesque où la fantaisie du scénario se mêle à la détermination et au courage des protagonistes. Des scènes drôles et cocasses se succèdent pour former une histoire rocambolesque. Et bien que l’on peine parfois à croire que ces chers « petits vieux » puissent fomenter de tels actes, ils n’en sont pas moins touchants et attachants.

Dans cette comédie légère, deux  sujets cependant sont à peine effleurés par l’auteur mais pourtant bien réels ; le sort réservé à nos ainés dès lors qu’ils ne sont plus actifs et les restrictions qu’imposent ces établissements contre marge et profit au détriment souvent du bien être des pensionnaires.

Deux messages que l’auteur réussit à transmettre sans compromettre la bonne humeur qui règne tout au long du récit mais qui donnent aussi un sens à cette histoire.