De si jolies ruines

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De Jess Walter
Fleuve Editions, 2014

Titre original : Beautiful ruins
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Esch

Résumé de l’éditeur :

Avril 1962. La jeune actrice Dee Moray accoste dans le village de Porto Vergogna, en Italie, une douzaine de maisons blotties dans les replis d’une falaise. Elle est accueillie par le propriétaire de l’unique petit hôtel-pension, un homme au grand cœur et aux rêves de grandeur, ébloui par la beauté de cette starlette fraîchement débarquée du tournage mouvementé de Cléopâtre.
Arrivent bientôt dans son sillage, le légendaire Richard Burton et un jeune loup de la production.
Puis entrent dans la danse un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, névrosé et alcoolique, une assistante de production idéaliste, un chanteur-compositeur en perdition… De êtres aux prises avec les bonheurs, les drames, les surprises, les désillusions et les hasards de la vie.
Tous ont des rêves auxquels ils se cramponnent, et ils ont beau venir d’horizons différents, leurs destins vont se croiser inexorablement, même si tous l’ignorent encore.

Mon avis :

Telles les facettes d’un kaléidoscope, la vie des personnages s’imbrique, s’articule et se désarticule sans raison apparente. Tissé autour de la liaison tumultueuse de Liz Taylor et Richard Burton, le lien entre ces êtres que rien ne rapproche se déroule et s’apprivoise lentement.
De si jolies ruines n’est pas une histoire mais des histoires. Au fil des pages, on y découvre l’essence même des sentiments et des événements qui constituent les cycles d’une vie, et qui un jour lui font prendre une tournure radicalement différente.
Ce méli-mélo de destins, ancré dès le début dans les Cinque Terre, a pour moi des reflets de tableaux de Bruegel l’Ancien. La vie est une scène où les personnages animés suivent un fil conducteur. Mais celui-ci les mènera t-il à la destination attendue ?

Jolie lecture d’un récit tout en nuances sur les soubresauts de la vie