ESCALE DU LIVRE

Dimanche 7 avril 2013

On est loin de l’effervescence  du salon du livre de Paris, mais on est près des rives de la Garonne  et il fait beau ce jour-là, c’est déjà pas si mal.

Ce matin, les Bordelais ont boudé le salon, peu de personnes se pressent dans les allées, ce qui égoïstement  me réjouit car je n’aime pas la foule mais m’attriste pour les éditeurs et écrivains qui ont fait le déplacement. Je note au passage les stands des petites librairies. Je suis ravie que Mollat leur ait laissé un peu de place. Tiens, mais au fait, Mollat, où sont-ils ? Je fais le tour des salles, pas de trace de Mollat. Surprenant pour une des plus grandes librairies de France. Quelques histoires politiques ou conflit d’intérêt derrière tout ça peut-être ?… Cela ne me dérange pas vraiment, l’accueil que j’ai reçu il y a une semaine alors que je cherchais un ouvrage pour mon fils, n’a pas été très chaleureux…

Je me presse vers le stand des Editions Gaya, une jeune femme souriante m’accueille et nous commençons à discuter de leurs premiers ouvrages dont les pages de couleur sanguine attiraient toujours mon œil dans les librairies. Je m’adresse à la responsable d’édition, rien que cela. Abordable et sympathique, elle me conseille et m’oriente vers de nouveaux écrivains. J’achète alors  « Le silence ne sera qu’un souvenir » de Laurence Vilaine puis mon regard se tourne vers un petit bouquin au couleur de mon site internet et de mon blog. Je suis toujours attirée par les couvertures, mais là, je le suis doublement lorsque je vois le titre : « Voyages » ! Ce petit livre paru en 1995 alors que les prix s’affichaient encore en francs, je le veux. Je le prends dans mes mains et le retourne pour lire le résumé, une seule phrase suffit à me convaincre « Les désirs, il faut les assouvir, tandis que les nostalgies, on peut les conserver comme des sachets d’épices dans un tiroir. »

Je quitte le stand à regret mais C, ma copine qui m’accompagne ce jour-là, trépigne d’impatience à l’idée de rencontrer Mallock. Cela fait quelques mois que j’entends parler de lui et de son « Cimetière des Hirondelles ».

Nous le cherchons mais pas de trace d’Amédée… Où se cache-t-il donc ?  Au détour du stand de la sympathique librairie, « Le Jardin des Lettres » d’Andernos, nous l’apercevons un ballon de blanc dans la main… Tiens, on s’amuse bien sur ce stand !

Amédée Mallock copieP

Le personnage est sympathique, débonnaire et bavard, de plus son ego ne semble pas lui jouer des tours, j’adore !

Nous l’avons monopolisé pendant plus d’une heure et là encore, c’est à regret que nous le quittons mais j’ai hâte d’entrer dans son « Cimetière des Hirondelles » et si l’auteur met, dans son ouvrage, autant d’humour qu’il en a dans la vie, cela promet une belle rencontre littéraire.

Promis, la chronique sera pour la fin de la semaine !

ED