Hôzuki

De Aki Shimazaki
Editions Leméac/Actes Sud

Résumé de l’éditeur :
Mitsuko tient une librairie d’occasion spécialisée en ouvrages philosophiques. Elle y coule des jours sereins avec sa mère et Tarô, son fils sourd et muet. Chaque vendredi soir, pourtant, elle redevient entraîneuse dans un bar haut de gamme. Ce travail lui permet d’assurer son indépendance financière, et elle apprécie ses discussions avec les intellectuels qui fréquentent l’établissement.
Un jour, une femme distinguée passe à la boutique accompagnée de sa fillette, et les enfants de chacune sont immédiatement attirés l’un par l’autre. Sur l’insistance de la dame et pour faire plaisir à Tarô, bien qu’elle évite habituellement de nouer des amitiés, Mitsuko acceptera de les revoir. Cette rencontre pourrait toutefois mettre en péril l’équilibre de sa famille.
Aki Shimazaki sonde ici la nature de l’amour maternel. Tout en finesse, elle en interroge la fibre et la force des liens.

Mon avis :
Hôsuki est l’histoire de deux femmes que tout oppose. L’une, issue d’un milieu modeste, forte et indépendante, l’autre, issue d’un milieu aisé, soumise et fragile. Elles ont pourtant en commun  l’amour qu’elles portent à leur enfant et un passé trouble que chacune s’emploie à cacher.
L’usage du présent donne un rythme particulier à cette histoire, une espèce de lenteur agréable qui laisse au lecteur le temps de comprendre et d’apprécier chaque passage comme si, à chaque chapitre, il passait d’un tableau à un autre et en analysait chaque contour.
Est-ce parce que la trame se passe dans une librairie, ou  parce que la philosophie y prend une large part, Hôsuki fut un moment de lecture exceptionnel, un pont entre religion et philosophie.
J’ai apprécié chaque mot, chaque phrase écrite avec élégance, chaque questionnement que pose ce livre et en particulier celui qui concerne l’amour filial.
Elleli