Le Cimetière des Hirondelles – Mallock

rsz_le_cimetière_des_hirondellesAux Editions Fleuve Noir

Résumé de l’éditeur :

Je l’ai tué parce qu’il m’avait tué… C’est l’unique réponse qu’obtient le commissaire Mallock lorsqu’il interroge Manuel Gemoni, homme honnête et sans histoire, parti un matin à l’autre bout du monde pour assassiner un vieillard qu’il ne connaissait même pas.

Que s’est-il passé dans la tête ou dans la vie de ce jeune papa, professeur d’université, étranger à toute forme de violence ? A quoi bon, pour Amédée Mallock, persister à mener cette enquête alors même que l’on sait avec  certitude que Manule est coupable ? Et comment parvenir à l’impossible : l’innocenter ?

Aux confins du possible, entre l’humidité hostile d’une jungle tropicale et un Paris englouti sous la neige, on retrouve dans Le Cimetières des hirondelles Amédée Mallock, commissaire visionnaire qui, bien que misanthrope, n’a jamais cessé de lutter contre l’iniquité foudroyante du monde…

Mon humble avis :

Le Cimetière des Hirondelles, c’est tout d’abord un voyage entre La République dominicaine et Paris. Mais il n’est pas question de  belles plages vantées par les brochures touristiques il s’agit plutôt de l’envers du décor et de l’histoire d’un homme qui  va sans aucune raison apparente effectuer des milliers de kilomètres pour tuer un vieillard qu’il ne connait pas. Ici commence alors le récit d’une troublante tragédie vieille de plus de cinquante ans.

Que ce soit par l’histoire fouillée et bien ficelée,  par ses rebondissements, son vocabulaire choisi, l’humour que l’auteur apporte par petites touches dans son ouvrage, par les métaphores qu’il utilise, ou encore par le côté irrationnel qui fait voler en éclat nos certitudes, les rebondissements de cette sombre affaire ne laisseront pas le lecteur indifférent.

Je ne le qualifierais pas de polar, pas plus que de thriller ce serait trop réducteur, c’est selon moi un excellent roman littéraire policier qui le rend d’autant plus intéressant par la personnalité qui se dégage de ce commissaire Mallock.

Car au-delà de l’intrigue, l’auteur  nous embarque dans l’univers de Mallock. Celui d’un passé entaché d’un drame pour lequel il souffre en silence, celui d’un être sensible,  ours au cœur tendre. Celui encore, d’un épicurien aimant la bonne chère, les cigares et le Lagavulin.

Et  lorsque l’on a la chance de croiser la route de l’auteur, on devine à son accueil chaleureux et son sens de l’humour  que le héros du livre et l’auteur ne sont qu’un,  pour preuve : Amédée Mallock (de son vrai nom J.-D. Bruet-Ferreol) est à la fois le nom d’emprunt de l’auteur et celui de son commissaire.

Alors s’il faut encore le préciser, oui je suis séduite par cet ouvrage. L’ennui, c’est le sentiment de solitude qui nous envahit, lorsque la dernière page d’un livre que l’on a vraiment aimé, est tournée. Il ne reste plus qu’à attendre maintenant avec impatience le prochain opus. Et l’impatience est d’autant plus grande lorsque l’on sait que la trame se déroulera à proximité du Bassin !

Je ne suis pas la seule à avoir apprécié cet ouvrage. Pour en savoir encore plus,  je vous invite à cliquer sur le lien suivant :  Mallock.fr