Une semaine de vacances – Christine Angot

Aux Editions Flammarion

Je me tiens habituellement à distance de l’effervescence, souvent commerciale, provoquée par la rentrée littéraire. L’engouement que suscitent ces ouvrages fraîchement mis en rayon, ne fait que m’agacer. Mais cette fois, je n’ai pas pu rester indifférente à la couverture médiatique dont a bénéficié le livre de Christine Angot. Face à de telles divergences d’opinion, j’ai acheté l’ouvrage. Encensé par les uns, décrié par les autres, qui aurait pu rester sourd à tous les commentaires diffusés par les médias ?

J’ai lu ce livre très rapidement comme pressée d’en finir au plus vite avec l’horreur. Et même si je n’ai pas aimé être la spectatrice des scènes dépeintes par Angot,  je peux comprendre pourquoi cet ouvrage a suscité autant de compliments que de critiques. Dérangeant ? Oui bien sûr. Trop accès sur le sexe ? Trop cru ? Oui aussi.

Certes il est difficile de parler d’inceste sans en montrer le côté noir, le côté sale, l’horreur de ce que vivent ses enfants sous la dominance et le contrôle de l’adulte. J’ai conscience du talent dont il faut faire preuve pour décrire avec autant de précisions, sans jamais être vulgaire, les situations humiliantes  que vit cette jeune fille.

Cependant, était-il nécessaire d’insister autant sur les détails pour montrer toute cette cruauté ? Ce que je reprocherais à Angot c’est peut-être, le manque de pudeur et le déballage imposé au lecteur par l’écriture de passages trop longuement détaillés et de façon répétitive.

Si vous souhaitez un commentaire supplémentaire d’une personne qui a apprécié cet ouvrage sans condition, cliquez sur ce lien suivant : l’ivre de lire.

E.D