VOYAGES – Herbjorg Wassmo

rsz_voyages_2_1Aux éditions Gaïa

Résumé de l’éditeur :

Désir ? Il y  avait quelque chose sur les désirs dans les mémoires de l’homme célèbre. Mais je ne me souvenais plus à quelle page.

J’aurais pu aller chercher le livre. Mais je ne le fis pas. Il n’y avait pas eu beaucoup de désirs dans ma vie. Plutôt des nostalgies. Les désirs, il faut les assouvir, tandis que les nostalgies, on peut les conserver comme des sachets d’épices dans un tiroir. L’arôme s’en dégage chaque fois qu’on ouvre le tiroir. Le parfum ne disparait que progressivement. Et le jour où il a disparu quand on ouvre le tiroir, on ne s’en aperçoit même pas.

Les désirs, par contre !

Mon humble avis :

Avant même d’être conquise par le résumé, mon œil avait été attiré par la couverture et la couleur sanguine des pages, caractéristiques des Editions Gaïa.

Je ne m’attendais pas à acheter un recueil de nouvelles, puisque c’est bien de cela dont il s’agit en réalité. Quatre petites histoires pour lesquelles les protagonistes de chacune, s’évadent  dans un voyage intérieur entre souvenir et nostalgie.

De la première à la dernière nouvelle, il est question de départ, d’absence, d’accident ou de mort. L’auteur met en exergue,  avec des mots simples, les émotions et les souvenirs qui nous submergent lorsque un être s’en va, quelle que soit la raison de ce départ. Et de ces départs découle l’absence, l’absence de l’autre, de celui ou de celle dont on se rappelle avec du vague à l’âme.

Herbjorg Wassmo réalise une vraie prouesse rédactionnelle dans sa façon de suggérer l’histoire.  Cependant si le récit, tout en  suggestion,  est agréable à lire,  il est aussi indispensable au lecteur d’être très attentif à bien suivre le fil afin d’en comprendre le sens.

 Bien sûr, le thème émergent est assez lugubre, et il faut être prêt moralement à apprécier l’ouvrage.

C’est le premier livre que je lis de cet auteur mais ce n’est certainement pas le dernier.

« C’est incroyable comme tout va mieux quand on est optimiste ».

« Il n’y avait pas eu beaucoup de désirs dans ma vie. Plutôt des nostalgies. Les désirs, il faut les assouvir, tandis que les nostalgies, on peut les conserver comme des sachets d’épices dans un tiroir. L’arôme s’en dégage chaque fois qu’on ouvre le tiroir. Le parfum ne disparaît que progressivement. Et le jour où il a disparu quand on ouvre le tiroir, on ne s’en aperçoit même pas.

Les désirs par contre !